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Potagers
par Journal L'Attisée le 2017-07-03

Ils n’ont pas encore la luxuriance qu’ils afficheront à la fin de l’été lorsque l’abondance de leurs offrandes atteindra son paroxysme. Mais déjà, vos potagers ont pris de la vigueur, leurs plants n’ont plus rien à voir avec les chétives plantules d’il y a quelques semaines. Vous avez travaillé fort, préparé la terre, fait vous-même vos semis peut-être, les avez bichonnés, surveillés, couverts en cas de besoin. Aujourd’hui, ils commencent à tenir promesse et vous offrent des primeurs, Dieu que c’est bon! J’admire ces potagers si bien ordonnés, aux multiples variétés, symphonie de formes et de couleurs. Combien je vous admire, vous, jardiniers si vaillants, si patients, qui surveillez attentivement l’évolution de votre œuvre, sa transformation au fil des jours.

Mon potager est tout petit, voire ridicule. Que voulez-vous, ne le répétez pas, je suis paresseuse de la binette. Bien sûr, j’en obtiendrai tomates et poireaux, concombres et courgettes. Je me régalerai de choux de Bruxelles et qui sait de quelques patates. Les glaïeuls dont j’ai garni son pourtour commencent à pointer leur glaive afin de participer à la fête et les herbes assaisonnent nos repas. Cependant, tout est à petite échelle. Il faut dire que j’ai la chance de profiter des largesses du jardin de mon amie Huguette toujours généreuse… Comme je l’apprécie!

Quand j’étais enfant, en ville (même si mon coin de ville avait à l’époque un petit air de campagne) mes parents ont planté certains étés quelques plants de tomates, quelques concombres, sans plus. Il faut dire que nous avions la chance d’avoir, tout près de chez nous, l’oncle Pat qui lui, avait empotagé toute la surface de sa petite cour urbaine. Souvent le matin maman trouvait à notre porte un panier foisonnant de légumes que l’oncle était venu déposer dès potron-minet.

Lorsque, beaucoup plus tard, j’ai acheté sa maison, Pat m’a prodigué ses conseils afin que je perpétue cette tradition potagère, ce que je fis les quelques années où j’y ai vécu. J’ai eu de belles récoltes, j’en ai fait profiter mes proches, mon jardin était beau. Faut croire que j’étais plus vaillante à l’époque. J’étais surtout, disons-le, beaucoup plus jeune…

Allez, bon jardinage!

Rachel Grou



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