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Troubles de santé mentale et dépendances
par Journal L'Attisée le 2018-02-01

Il est reconnu que les personnes qui ont un trouble de santé mentale ont plus de risque de souffrir de dépendance à l’alcool et/ou aux drogues, tout comme les personnes dépendantes à l’alcool et/ou aux drogues risquent davantage d’avoir un trouble de santé mentale. Lorsqu’une personne a ces deux types de problématique, on dit qu’elle souffre de troubles concomitants.

Les troubles concomitants sont-ils courants?

30 % des personnes ayant un trouble de santé mentale auront un trouble lié à l’abus d’alcool et d’autres drogues.

37 % des personnes ayant un trouble lié à l’abus d’alcool auront un trouble de santé mentale.

53 % des personnes ayant un trouble lié à l’abus de drogues auront un trouble de santé mentale.


L’œuf ou la poule?

Qu’est-ce qui survient en premier : le problème de santé mentale ou la dépendance à l’alcool et/ou aux drogues? C’est difficile à dire. Cependant, nous devons les considérer comme des problèmes indépendants qui interagissent entre eux.


De quelles façons les problèmes interagissent entre eux?

la dépendance à l’alcool et/ou aux drogues peut aggraver les problèmes de santé mentale?;

la dépendance à l’alcool et/ou aux drogues peut imiter ou masquer les symptômes des problèmes de santé mentale?;

certaines personnes consomment de l’alcool ou d’autres drogues pour «?soulager?» ou oublier les symptômes de problèmes de santé mentale?;

l’alcool et les autres drogues peuvent réduire l’efficacité des médicaments que prennent les personnes ayant des problèmes de santé mentale?;


Que se passe-t-il lorsqu’un être cher est aux prises avec des troubles concomitants?

Les membres de la famille peuvent éprouver de la culpabilité, de la honte, du chagrin, de l’angoisse ou un sentiment de vide. Ils doivent accepter de changer leurs attentes à l’endroit de leur proche. Cela dit, les familles peuvent jouer un rôle important dans le rétablissement. Pour ce faire, ils devront apprendre à :

communiquer de façon efficace?;

offrir leur soutien lorsque cela est réaliste et nécessaire?;

savoir quand prendre leurs distances?;

prendre soin d’eux-mêmes.


Il peut être difficile de convaincre un membre de votre famille qu’il a besoin d’aide. Il se peut que cette personne n’arrive pas à comprendre comment un traitement pourrait l’aider. Tenter de le convaincre de se faire traiter s’avère parfois inutile et la confrontation ne mène à rien. Si vous soutenez un proche souffrant de troubles concomitants, sachez que les intervenantes de L’Ancre sont formées pour vous guider. Cette aide est gratuite, confidentielle et sans jugement.


Contactez-nous : 418 248-0068, www.lancre.org.

Laurie Sirois, intervenante à L’Ancre



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