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Pillage culturel à Saint-Jean-Port-Joli
par Journal L'Attisée le 2018-03-05

En 1981, monseigneur Léon Bélanger publiait Légendes de Saint-Jean-Port-Joli en collaboration avec le service de l’Éducation aux adultes du cégep de La Pocatière. Épuisée depuis longtemps et introuvable maintenant, cette édition contenait onze légendes de Saint-Jean-Port-Joli. Concernant cet ancien curé de L’Islet, voici ce que nous venons de trouver à son sujet dans une longue conférence prononcée devant le club Richelieu de Montmagny le 23 avril 1956 :

« Tout est loin d’être dit. Nos historiens n’ont fait que soulever un coin du voile. Notre région n’occupe guère de place sur la carte de notre immense pays. Mais si nous pouvons lui faire dire aux générations à venir avec quelle vérité elle représente, elle aussi, les forces vives de notre peuple, ce sera de notre part une manière concrète de l’aimer intensément... J’espère qu’un jour le monument de Blanche d’Haberville dira aux touristes que l’héroïne des Anciens canadiens est devenue le symbole de notre patelin régional. »

Depuis ce temps, Pierre Landry de Saint-Alexandre vient de publier : Contes, légendes et récits de la Côte-du-Sud, l’ethnologue de La Pocatière Pierrette Maurais : Contes et légendes de la Côte-du-Sud, Jean-Claude Dupont, Légendes de villages et tout dernièrement, Jocelyn Bérubé de Cap Saint-Ignace vient de « revamper » la légende de La coureuse des grèves pour en faire ce que l’histoire jugera comme étant un véritable bijou littéraire, unique au Québec.

Partout, on puise et on exploite la culture et le patrimoine de Saint-Jean-Port-Joli sans qu’ici personne ne s’en préoccupe vraiment. C’est un véritable pillage! Actuellement, le Salon du livre de la Côte-du-Sud cherche des complices « portjoliphiles » dans le but de rééditer les légendes de la Capitale culturelle du Canada. À ce sujet nous en avons trouvé trois autres dont l’une date de 1775 dénichée par hasard dans l’hebdo : « Le progrès de L’Islet » 1958.

On s’ennuie d’Angéline Saint-Pierre qui a mis en valeur Saint-Jean-Port-Joli tout comme Gérard Ouellet l’avait fait avant elle. Heureusement, il nous reste Gaston Deschênes : une véritable mine de renseignements à laquelle on puise continuellement comme ressource patrimoniale. Il nous manque ici un fonds culturel pour soutenir des projets de ce genre sans que l’on s’épuise uniquement à chercher des ressources matérielles pour mener à terme des projets de ce genre.

Reverrons-nous bientôt la quinzaine de légendes de Saint-Jean-Port-Joli? À suivre... 

André Thibault



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