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La stigmatisation
par Journal L'Attisée le 2018-09-20

La stigmatisation existe depuis fort longtemps et continue encore aujourd’hui à faire des ravages. En fait, elle est la réaction de la société envers des personnes différentes consistant à leur attribuer une étiquette. Ces personnes sont considérées « hors de la norme ». C’est le cas particulièrement pour les personnes ayant un trouble mental.

Les personnes atteintes d’une maladie mentale sont davantage stigmatisées que les personnes qui souffrent d’une autre forme de déficience et courent davantage le risque d’avoir recours au congé d’invalidité de longue durée, d’être sous-employées ou de se retrouver au chômage. (Association des psychiatres du Canada)

Les préjugés entourant la maladie mentale incitent près de 2/3 des personnes atteintes à ne pas chercher l’aide dont elles ont tant besoin. (Institut de santé publique du Québec [2008]

Ces statistiques prouvent que les personnes ayant une problématique en santé mentale sont les plus visées par la stigmatisation et que celle-ci amène la personne à ne pas aller chercher l’aide dont elle aurait besoin.

Mais quels sont les effets sur les personnes concernées? Les plus grands effets sont négatifs et se reflètent surtout au plan psychologique comme, entre autres, la baisse de l’estime de soi, l’isolement social, un sentiment de culpabilité, de honte et d’infériorité ainsi que le désir de passer inaperçu [dissimulation].

Sans contredit, on peut constater que la réaction de la société est primitive. En ce sens, dans le règne animal si un membre de la meute est malade, il est abandonné par ses pairs et laissé à lui-même à la merci des prédateurs. Si on applique ce raisonnement à la société actuelle, on peut voir que lorsqu’une personne reçoit un diagnostic psychiatrique, elle est tout de suite pointée du doigt, elle est considérée comme un individu avec un intérêt moindre et rejetée. La société a encore de la difficulté à accepter la différence.

Somme toute, il ne faut pas oublier que chacun d’entre nous apporte une couleur particulière à la vie communautaire. En fait, la société a tendance à identifier ces personnes selon leur diagnostic et non comment elles sont en tant que personne. Ce n’est pas parce qu’une personne est schizophrène qu’elle est dangereuse. Pourquoi ne pas s’attarder sur les histoires à succès plutôt que sur les faits plus sombres associés à la maladie mentale?

Source : https://aqrp-sm.org/wp-content/uploads/2013/10/f17-xve-formation-ppt.pdf

Isabelle Fournier, rédactrice et les membres du comité journal Les Nouveaux Sentiers de la MRC de L’Islet



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