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Mille feuilles - Élémentaire mon cher Watson
par Journal L'Attisée le 2019-12-02


Ne le répétez à personne, je suis un peu gênée de l’avouer : je n’avais encore jamais lu de Sherlock Holmes. Le chien des Baskerville est le titre que j’ai choisi pour aborder l’oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle. La lignée Baskerville semble victime d’une malédiction séculaire que la croyance populaire attribue à un chien monstrueux, diabolique, venu de la nuit des temps. Chargé d’enquêter sur la mort de sir Charles Baskerville, Holmes refuse d’admettre que la cause en soit surnaturelle. Je vois que vous êtes passé tout à fait dans les rangs de ceux qui croient au surnaturel. Il est curieux de constater que l’auteur attribue à son héros un tel scepticisme quand on sait que lui était adepte des sciences occultes. Sa crédulité lui a même valu d’être escroqué par des charlatans. En plus de l’intrigue bien menée, j’ai apprécié les descriptions de la campagne anglaise, l’atmosphère qui en émane.


Un héritage plus qu’intriguant, des héritiers et des liquidateurs dépassés par la situation. Que tout cela était indubitablement étrange. C’est un écheveau plus que complexe que devra démêler Armand Gamache dans sa nouvelle enquête Au royaume des aveugles * (2019), de Louise Penny. On retrouve ses personnages fétiches du petit village de Three Pines dans les Cantons de l’Est. En parallèle de cette histoire d’héritage, il est aux prises avec de graves problèmes dans sa vie professionnelle. Suite à une précédente enquête, à des décisions controversées qu’il a prises, il doit rétablir sa réputation. Des situations diverses se chevauchent composant un tout dont on veut connaître le dénouement.


Dix jours après la fin de la guerre, ma sœur Laura se jeta d’un pont au volant d’une voiture. Ainsi débute Le tueur aveugle*, roman de Margaret Atwood qui lui a valu le Booker Prize en 2000. Une œuvre de près de 600 pages qui nous fait naviguer dans les méandres de diverses époques. Iris, la narratrice âgée, revoit son histoire familiale complexe mais aussi celle de la société dans laquelle elle a vécu. Atwood sait nous tenir en haleine au fur et à mesure qu’elle révèle les éléments du récit, jusqu’aux révélations finales.


* Bibliothèque Charles-E.-Harpe, collection locale


Bonne lecture!



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