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Un évêque en nos murs
par Journal L'Attisée le 2020-04-02

Choisi par l’autorité papale pour devenir évêque de notre diocèse, monseigneur Pierre Goudreault a quitté son Abitibi natale et parcourt nos chemins à l’exemple du Christ dans sa Judée.

Le samedi 8 février, la fidèle église de Saint-Aubert accueillait le 6e évêque du diocèse. Dans ses paroisses d’adoption, monseigneur Pierre Goudreault entre dans les rangs de sa vigne pour établir un rapprochement qui réconforte l’énergie de ses ouvriers de la foi. Il installe un dialogue sans prétention pour connaître le travail, les priorités, les réalisations et les difficultés de chaque communauté afin de susciter réflexions et autocritiques constructives en ce temps perturbé d’un renouveau de la vie chrétienne.

Les cellules responsables de l’animation locale de chaque paroisse lui ont préparé un accueil digne de notre foi. Chez nous, le délégué paroissial Jean-Yves Bernier et notre équipe formée de Ghislaine Fortin, Élianne Fournier et Denise St-Pierre avec la collaboration généreuse de Jocelyne Fournier l’ont reçu comme un nouvel ami désireux de faire la marche à nos côtés pour un rapide survol de notre milieu de vie et de l’âme qui fait vivre notre foi.

Sans doute pour le charmer un peu, notre lac Trois-Saumons – là où l’eau prêche la paix – s’est présenté dans son bel habit de neige pour lui parler par la bouche du conférencier Sylvain Lord de l’origine de son nom et de son ouverture aguichante au monde vacancier d’aujourd’hui par la fréquentation de ceux que nous avons appelés Indiens. L’abondance de la neige tombée la veille a dit non à l’escalade de la tour d’observation. Au chalet de Thérèse et Jean-Guy Dubé, on s’est permis des minutes relaxantes autour d’un délicieux goûter avant le retour au salon de la sacristie où l’attendaient plusieurs représentants des diverses organisations paroissiales : conseil municipal et de la fabrique, comité de liturgie et de développement communautaire, équipe d’animation pastorale, de la garde paroissiale, de la chorale et du soutien de l’église.

Dépouillé de tout protocole gênant, monseigneur ouvre une conversation simple mais profonde pour favoriser un contact réciproque afin d’analyser l’état de vie laïque et religieux, les réalisations heureuses et les obstacles à surmonter. Comme une mise à jour bénéfique, la discussion franche des participants a provoqué un regard intérieur et suscité un questionnement inévitable face à l’Église en évolution en souhaitant un vent de force pour envisager une implication active. Le bon pasteur prête une oreille compréhensive aux interrogations et il expose ses aspirations et sa confiance en un réveil de la foi. En guise de remerciements, la rencontre s’est terminée par la remise à monseigneur Pierre de deux volumes typiques de chez-nous : Une traversée dans le temps… à l’abri de l’oubli d’André Robichaud et Histoire du Lac Trois-Saumons de Sylvain Lord.
Élianne Fournier, Ghislaine Fortin et Jean-Yves Bernier


Pour le souper, il est invité à la table de la résidence Villa du Piémont où chaque convive a apprécié la poignée de main et la facilité d’approche différente de « leur temps ». « Il est smat » est l’expression subite émise dans le langage coutumier de ces bonnes gens.

Une attention spéciale à l’autel dédié à Notre-Dame de Pitié de la sacristie puis une rencontre avec les fidèles arrivés plus tôt ont précédé la messe concélébrée par les abbés Luc et Hubert. Sur des paroles invitantes, l’éminent visiteur quitte avec un au revoir d’espérance.



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