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Me tenir debout (comme dit la chanson)
par Journal L'Attisée le 2020-07-16


J’apprends à me tenir debout, dans mon intériorité, à écouter les vagues de ma source de vie, les murmures de son cours.


J’apprends à me tenir debout, dans mon Centre en ouverture, qui capte tous les mouvements.


J’apprends à me tenir debout, sur ma terre en bouleversements, remuée comme les labours au printemps.


J’apprends à me tenir debout, au cœur de mon errance, dans la vulnérabilité de mon ignorance, et je m’ancre à mes racines de vie. Je m’assois dans les moments de grands vents, et j’apprends à me tenir debout!


À laisser fleurir l’espoir, la joie dans les espaces de noirceur, car c’est la vie du renouveau. Et mon cœur trouve du repos à s’abandonner au présent.


J’apprends à me tenir debout, à accepter mes zones froissées, ne plus m’amputer de tout ce que je suis dans mon humain surpris, et aimer!


J’apprends à me tenir debout au cœur de l’inconnu. Nul ne sait où va mourir cette vague de retournement.


Alors, j’apprends à me tenir debout, à me laisser fouetter par la pluie qui nettoie, à me sentir dépassée par le mouvement de fond qui engloutit toutes les référence et les repères.


J’apprends à me tenir debout, à faire face aux grimaces qui montent, à la houle qui donne mal au cœur, à l’instinct qui s’accroche au vide.


J’apprends à me tenir debout, dans le silence de mon désarroi, et à m’autoriser d’être désorientée, déboussolée, bousculée.


J’apprends à me tenir debout, à entendre le souffle de la sagesse, à recevoir la douceur de la caresse, à me laisser porter par le courage et la foi.


Et j’apprends à me tenir debout! À me tourner vers le soleil et à laisser rayonner sa clarté derrière le nuage qui masque sa beauté.


Je m’ouvre à mon identité d’amour et me laisse fleurir au travers les épines.


Et j’apprends à me tenir debout.


Marguerite-Andrée Dubé



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