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« La route se partage », vraiment?
par Journal L'Attisée le 2020-08-09

En règle générale, on choisit de s’établir à la campagne ou alors on y est né et on choisit d’y rester à l’âge adulte. On fait ce choix parce qu’il y a des avantages indéniables par rapport à la vie en grande ville, plus stressante, plus polluée, caniculaire l’été et où on ne connaît pas ses voisins.


Mais, soyons réalistes, il y a aussi des petits irritants qui viennent avec ce choix. Comme dans tous les choix, on fait le bilan des avantages vs les inconvénients et, une fois décidé, on s’engage moralement en toute connaissance de cause et en tout respect. N’est-ce pas?


Alors, pourquoi ici, dans notre beau village, y-a-t-il autant de personnes qui mettent en danger les agriculteurs, ainsi que leur propre vie, pour gagner quelques secondes sur la route? Bien sûr, si on s’est levé un peu plus tard que d’habitude et qu’on est attendu au bureau pour une réunion importante, se retrouver « coincé » derrière un tracteur pour quelques kilomètres, c’est frustrant. Mais peut-on juste se souvenir que ces travailleurs sont ceux qui nous permettent d’avoir sur la table des produits laitiers, des fruits et légumes, des céréales, etc. Que la personne à qui on a fait un doigt d’honneur est la même que celle qu’on côtoie dans les activités sportives de nos enfants ou qu’on rencontre à l’épicerie. Que ces personnes ne font que leur travail et qu’elles ont aussi de très longues journées à faire pendant l’été.


Considérant la circulation accrue dans le village l’été, la présence de cyclistes et de piétons, l’entrée des commerces, est-ce vraiment justifié de faire un dépassement dangereux sans s’assurer que le conducteur du tracteur nous a vu et qu’on peut procéder en toute sécurité? Poser la question, c’est y répondre. Partager la route avec le monde agricole en tout respect, ça vaut la peine d’y penser.

Suzanne Chabot



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