Menu principal

Une maison… un jour - Le magasin général Théophile-Duval
par Journal L'Attisée le 2020-09-09

Magasin Théophile Duval - Saint-Jean-Port-Joli
Ce dessin fait partie de la collection « Il était une fois mon village » Michèle Legros



Après une pause de deux mois, je vous offre ces quelques lignes présentant la maison Théophile-Duval qu’a croquée et nous partage aimablement Mme Michèle Legros.


Située au 4, chemin du Roy Ouest, cette grande maison fut construite en 1923 sur un terrain acquis de la fabrique par Théophile Duval. Avec son épouse, Emma Dubé, originaire du New Hampshire, il ouvre un magasin général attenant à leur résidence.

En plus de denrées alimentaires, on peut s’y procurer vaisselle, quincaillerie, appareils électriques, tissus, accessoires d’attelage et médicaments pour chevaux et parfois même quelques meubles. Commerçant dans l’âme, monsieur Duval est de plus agent des liqueurs Fortier. Sans doute influencé par le sens des affaires du paternel, son fils Léopold fonde l’entreprise J.L. Duval à Saint-Aubert, grossiste en alimentation.


Un client désire-t-il de l’huile à lampe? Le commis Duval devra descendre le quérir, courbé, au sous-sol trop bas. Un autre veut-il des patates? On se rend dans un petit appendice du côté est, joliment baptisé « hangar à poches » par les propriétaires d’origine, où sont entreposés les surplus ou réserves du magasin, notamment les barils d’huile et de lard salé, les sacs de pommes de terre, les « cents » de sucre ou de farine.


En 1957, Théophile cède son commerce à sa fille Marie-Louise qui avait été chauffeuse de taxi pendant la guerre. Elle exploite le magasin jusqu’en 1980 et vend l’édifice en mars 1989 à monsieur Yvon Bourgault qui y ouvre un restaurant, L’Antre du Roy, et l’opère pendant quelques années.


En 1992, la propriété est acquise par les frères De La Durantaye et devient, suite à d’importants aménagements, une résidence funéraire qui ouvrira ses portes en décembre de cette même année et à laquelle sera ajouté un service de columbarium quelques années plus tard.


Diverses transformations ont été apportées au fil des années. En plus de celles identifiées précédemment, la construction du prolongement de la route 204, du Chemin du Roy à l’artère 132, obligea la famille Duval à surélever et avancer l’édifice de quelques pieds, celui-ci devenant plus bas que le niveau de la rue. Ce changement aura toutefois eu l’avantage de hausser le sous-sol et le rendre ainsi plus fonctionnel.


La superficie de cette construction a de plus permis d’offrir un foyer à des membres de la parenté. L’étage supérieur fut occupé pendant plusieurs années par la famille d’une des filles Duval ainsi que par celle de Ginette Gauthier, petite-fille du couple Emma et Théophile. Un logement y a toujours place ainsi que dans la petite dépendance déjà décrite qui a de plus accueilli un salon de coiffure pour hommes il y a quelques années. Du côté ouest, une petite maisonnette offre aussi aujourd’hui un logement après sa vocation de casse-croûte lors des expositions qui se tenaient autrefois sur le site maintenant propriété de la Coop IGA et de garage à la voiture-taxi de Marie-Louise.


Présentant de nos jours un visage différent, dans trois ans, la maison se verra introduire au club respectable des centenaires.


Sources : Un merci sincère aux membres de la famille Duval, Ginette Gauthier, Denis Ouellet et Jean-Guy Duval ainsi qu’à Benoit De La Durantaye qui ont généreusement accepté de confier ces informations.


Serge Picard



Mots-Clefs

Serge  Picard  maison  jour  magasin  général  Théophile  Duval  
Espace publicitaire