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Mille feuilles - Lisons local
par Journal L'Attisée le 2020-11-03

Alors qu’on nous enjoint de consommer local, je vous propose des livres d’auteurs québécois. De belles découvertes.

Le plongeur (2016), premier roman de Stéphane Larue. Un étudiant en graphisme décroche un emploi de plongeur dans un chic restaurant. Il espère ainsi renflouer ses goussets, lui qui cherche à se défaire de sa dépendance au jeu. Les ennuis avaient commencé fin septembre, bien avant que je ne me retrouve en catastrophe à vivre chez Vincent. Déni, mensonges, promesses, son entourage est la victime collatérale de ses frasques. Il découvre en cuisine un monde qui file à toute allure, où les amitiés côtoient les rivalités, où les excès de toutes sortes sont omniprésents. Et pendant ce temps, ses démons rôdent toujours. Une intrigue sombre qui tient en haleine.
(Bibliothèque Charles-E.-Harpe, collection locale).

Chez l’Arabe (2016) de Mireille Silcoff. Il s’agit d’un recueil de nouvelles dont certaines reprennent les mêmes personnages. Histoires de couples : Après le départ de mon mari, je me suis rapidement habituée au calme. Histoires de familles, de combat contre la maladie, de relations complexes. Choisi tout à fait par hasard, il me fait dire que le hasard fait parfois bien les choses. (Bibliothèque Charles-E.-Harpe, collection Réseau).

Un autre hasard heureux : De tout petits cris serrés les uns contre les autres (2019) de Marie Clark. Une femme endeuillée s’engage comme bénévole dans une maison de soins palliatifs, engagement pour lequel elle suit une formation. Mais tu retiens avant tout que mourir, c’est abandonner un à un ses repères pour aller vers l’inconnu. De touchants portraits des gens qu’elle accompagne : jeunes, vieux, sereins ou aigris. Une grande réflexion sur la mort mais aussi, beaucoup, sur la vie. Un très beau livre. (Bibliothèque Charles-E.-Harpe, collection Réseau).

Enfin, un roman graphique dans la série Paul de Michel Rabagliati dont je vous ai déjà suggéré quelques titres. Il s’agit ici de son plus récent opus : Paul à la maison (2019). On retrouve notre homme seul chez lui puisqu’il a divorcé. On sent son désarroi, le poids de la solitude. Il s’occupe de sa mère âgée, voit peu sa fille rendue grande : Ha ha! C’est vrai que c’est un peu plate chez moi... mais c’est moins plate quand t’es là, bébé! Rabagliati, comme toujours, parvient avec son coup de crayon à rendre l’ambiance, les sentiments des personnages.

Bonne lecture!



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