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Mille feuilles - Des livres et des auteurs
par Journal L'Attisée le 2021-03-27


Puisque la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur se tient le 23 avril, il m’est arrivé de choisir, pour ma chronique d’avril, des titres qui abordent le processus d’écriture, l’amour des livres. Bref, des livres qui parlent de livres. Je récidive, en espérant vous inspirer.

Je vous propose tout d’abord un essai, tout à fait accessible, de Charles Dantzig : Pourquoi lire? (2010). C’est évidemment un hymne à la lecture, ce qu’elle apporte, le bien qu’elle fait. On ne lit pas pour le livre, on lit pour soi. Il n’y a pas plus égoïste qu’un lecteur. Érudition et humour se côtoient dans cet ouvrage qui nous amène à réfléchir, ouvrage qui a remporté, en 2010, le prix Jean-Giono.

On sent l’autofiction dans le roman L’écrivain de la famille (2011) de Grégoire Delacourt. Pour avoir, à 7 ans, écrit un poème pour ses parents et grands-parents, un garçon est étiqueté comme « l’écrivain de la famille ». Il se rend vite compte qu’un simple poème quelque peu réussi n’est pas garant de talent. L’inspiration s’épuise vite, le travail scolaire en prend un coup. « Écrit n’importe quoi », commenta la maîtresse. On assiste aux attentes, à la désillusion, aux difficiles relations familiales. Une histoire qui fait sourire et qui touche.


Michel Duchesne, L’écrivain public (2016) (bibliothèque Charles-E.-Harpe, collection Réseau). Criblé de dettes, le narrateur est engagé dans un centre communautaire comme écrivain public, emploi qui lui assurera une certaine stabilité afin, entre autres, de s’occuper de sa fillette dont il a la garde partagée. C’était comme ça qu’ils définissaient le Centre Communautaire Central : un milieu où les gens ne se sentiraient pas mis de côté. Il se lie d’amitié avec une des responsables mais a du mal à s’entendre avec le directeur, ce qui donne lieu à des scènes cocasses. Il prend à coeur son travail, donnant la parole à ceux qui sont sans voix, que ce soit pour remplir des formulaires, entreprendre diverses démarches. Une belle incursion dans le monde des organismes communautaires, si essentiels dans la société.

Dominique Fortier, Les villes de papier (2020). Ce livre a remporté le prix Renaudot de l’essai 2020. On y découvre la mystérieuse poétesse américaine Emily Dickinson. On en sait très peu sur elle, historiquement, on comprend donc que l’autrice brode, et bellement, à son sujet..il est stupéfiant de songer que, de celle qui fut l’une des plus grandes poètes de son pays, il n’existe qu’une seule photographie... Selon son habitude, Fortier insère dans l’oeuvre des épisodes de sa propre vie. Un livre d’atmosphère, un sujet bien servi par son élégante plume. J’ai été ravie.

Bonne lecture!



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