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Mille feuilles - Novembre, mois des morts...
par Journal L'Attisée le 2021-10-30

Pas jojo comme titre, des lectures appropriées cependant. Sujet sombre mais abordé de belle façon.

Les deux premiers titres se partagent une prémisse commune : après la mort de sa mère, une femme cherche à la comprendre, à la mieux connaître.

Tout d’abord Pas même le bruit d’un fleuve (2020) d’Hélène Dorion. Hanna vient de perdre sa mère. En vidant son appartement elle trouve une boîte contenant des cahiers, divers papiers. En les parcourant elle découvre des pans de la vie de celle-ci qu’elle ignorait. Accompagnée de Juliette, son amie d’enfance, elle prend la route pour dénouer l’écheveau qui peut-être lui permettra de comprendre cette femme distante. J’ai remonté le fleuve jusqu’à Kamouraska. Simone y avait passé sa jeunesse, moi je n’y étais encore jamais allée. Une histoire prenante sur l’empreinte que laissent les tragédies mais aussi sur le pouvoir de l’amitié, de l’art. (Bibliothèque Charles-E.-Harpe, collection locale)

Ensuite Rien ne s’oppose à la nuit (2011) de Delphine de Vigan. Dans un récit prenant, l’autrice nous présente un portrait de sa mère (et la famille de celle-ci) après son suicide. À partir de ses souvenirs personnels, d’écrits retrouvés, mais aussi d’entretiens avec ses oncles et tantes elle essaie de découvrir la genèse de la détresse insurmontable de cette femme qui avait aussi, malgré tout, des zones lumineuses. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.

Et puis Écoute la pluie (2013) de Michèle Lesbre. Sur le quai du métro, il n’y avait que quelques voyageurs et un vieil homme près duquel je me suis arrêtée. Traumatisée par un événement tragique dont elle a été témoin, une femme erre dans Paris, fait le point sur sa vie, son passé, ses amours. Une atmosphère oppressante se dégage de ce roman, illustrant de façon tangible les états d’âme de la narratrice. (Bibliothèque Charles-E.-Harpe, collection Réseau)

Finalement Changer l’eau des fleurs (2018) de Valérie Perrin, un réel coup de cœur (merci à la dame qui me l’a recommandé qui se reconnaîtra peut-être). Violette est gardienne de cimetière, fonction qu’elle occupe suite à divers déboires dans sa vie. Les fossoyeurs, employés des pompes funèbres et aumônier sont ses amis. Elle accueille les endeuillés avec empathie. Son passé semé d’embûches (J’ai très mal commencé. Je suis née sous X dans les Ardennes, au nord du département, dans ce coin qui fricote avec la Belgique...) la hante mais elle accepte les mains tendues. Une habile trame narrative où alternent temps, lieux et points de vue des divers personnages.



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