Menu principal

Sœur Juliette Robichaud Petite sœur de la Sainte Famille
par Journal L'Attisée le 2017-01-03

Juliette voit le jour le 24 mai 1915 à Saint-Aubert (L’Islet), ses parents, Alfred Robichaud et Dorilda Chouinard, donnèrent naissance à seize enfants. Juliette, la onzième, n’avait que 6 ans lorsqu’elle perdit sa chère maman.

Sa grande sœur prit soin de la famille, et Juliette commença à fréquenter l’école et à se préparer pour la première communion. Un nouveau deuil vint éprouver la famille, la perte de son frère aîné âgé de 20 ans. L’année suivante, ce fut son père qui mourait après quelques jours de maladie. Sur les instances de ce dernier, un oncle prit en main l’administration de la ferme et tous les enfants purent demeurer ensemble au foyer.

Elle fit sa profession de foi à 11 ans, et fut confirmée par Mgr Alfred Langlois. À 13 ans, elle fermait ses livres pour travailler à la maison avec ses sœurs, et plus tard à l’extérieur, à petits salaires. À 16 ans, dit-elle, «?je demandai à ma sœur pour entrer au couvent, mais celle-ci me suggéra de retarder de deux ans. Avec son consentement, je demandai mon admission et, le 5 juillet 1934, je me présentai au Collège de Sainte-Anne de La Pocatière où je commençai mon postulat, puis je me rendis à la maison générale à Sherbrooke pour commencer mon noviciat et me mettre en toute confiance entre les mains de Dieu. Deux années écoulées, voici le témoignage de sa maîtresse de novices, Sœur Sainte­Laurence : « Pleine de bonne volonté et d’idéal, dévouée, joviale, pieuse et enthousiaste. »...

Le 10 janvier 1937, elle prononçait ses vœux temporaires. Dieu chérit les personnes qui ne calculent pas dans le don d’elles-mêmes. Il ne tarda pas à récompenser sa servante en l’admettant à la profession perpétuelle le 10 janvier 1942.

Ses obédiences ont été polyvalentes. Par sa gaieté et son large sourire imprimé sur ses traits, sœur Juliette semblait heureuse de chercher le Seigneur dans le calme et la sérénité. Femme de régularité, très droite, elle avait une belle simplicité?; elle était fière de sa vocation au service du clergé. J’aimais travailler, écrivait-elle, dans les maisons où la pauvreté était évidente. Elle aimait la vie communautaire?; rendre les autres heureux semblait être son premier devoir. Elle ne refusait jamais un service, elle s’offrait pour remplacer une consœur fatiguée ou malade.

Depuis 1973, sœur Juliette faisait de l’angine. En 1978, elle est hospitalisée pour l’ablation de la glande thyroïde, et en 1980 pour un pontage à la jambe gauche. En 1985, une forte crise d’angine l’obligea à être hospitalisée de nouveau et, en juillet, elle eut une chirurgie cardiaque pour trois pontages coronariens après avoir fait un infarctus.

Voici ce qu’elle écrit en attendant son entrée à l’hôpital : « je considère l’épreuve comme un trésor que je mets à la disposition des prêtres pour leur mériter lumière, force et sainteté… et fidèles à leur consécration» « C’est en se donnant que l’on s’épanouit?; c’est en brûlant de charité qu’on rayonne. À chaque stage de convalescence, je suis toujours sortie plus près du Seigneur, dans une plus intime vie intérieure ».

En 1987, alors qu’elle était au service de l’évêché de Mont-Laurier, elle se prépare soigneusement à son jubilé d’or de donation au Seigneur. Les religieuses de cette maison lui font une fête d’amitié et voici ce qu’elle raconte « La joie était dans le cœur de mes sœurs et inscrite sur les murs... » Sa famille signale son jubilé d’or en même temps qu’un cinquantième anniversaire de mariage d’un membre de sa famille.

Depuis 1989, sœur Juliette suit un chemin épineux, celui de la maladie qui devait l’emporter. En 1991, elle visite sa famille, ne se doutant pas qu’elle côtoie de près celui qu’elle a suivi avec tant d’amour. Et le 19 novembre, un cancer devait l’emporter. La souffrance est un mystère d’amour qui l’enveloppe. Elle fait sienne cette parole de Saint-Paul « rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus Notre Seigneur. (Rm.8 39)

Elle est partie doucement, paisiblement, entourée de ses consœurs et des jeunes vers 21 h 30, pendant que le prêtre récitait les prières des agonisants. Sœur Juliette Robichaud, p. s.s.f est rappelée à la maison du Père le 18 mai 1992.

Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille est une communauté religieuse qui se dédie aux soins du clergé. Cette information m’a été fournie par Sœur Catherine Voyer-Fortier, p. s.s f que je remercie.






Espace publicitaire