Arrosons les fleurs, pas les mauvaises herbes
Il suffit parfois de bien peu de choses pour embellir la journée de quelqu’un.
Un merci sincère. Un compliment inattendu. Un message envoyé simplement pour dire : « J’ai vu ce que tu as fait et je trouve ça formidable. » Un sourire, une main tendue, quelques mots d’encouragement au bon moment.
Des gestes tout simples qui ne coûtent rien, mais qui peuvent avoir beaucoup plus d’impact qu’on ne l’imagine.
J’aime beaucoup cette expression :
« Arrosons les fleurs, pas les mauvaises herbes. »
Parce que dans la vie comme dans un jardin, ce que nous choisissons de nourrir prend de la place.
Bien sûr, rien n’est parfait. Il y aura toujours quelque chose qui aurait pu être fait autrement, une erreur à corriger, une décision que nous aurions prise différemment. Remarquer ce qui ne va pas est facile. Notre regard s’y pose presque naturellement.
Mais si nous faisions consciemment l’exercice inverse?
Si nous apprenions aussi à remarquer ce qui va bien?
Derrière une activité réussie, il y a des gens qui se sont impliqués. Derrière un beau projet, quelqu’un a eu une idée et a osé la proposer. Derrière une amélioration dans notre milieu, il y a souvent plusieurs personnes qui ont donné du temps, de l’énergie et parfois beaucoup de cœur sans nécessairement chercher de reconnaissance.
Et autour de nous, tous les jours, des gens accomplissent de belles choses dans le silence.
Peut-être devrions-nous leur dire davantage que nous les voyons.
La bienveillance commence probablement là : dans notre capacité à porter attention à l’autre et à reconnaître sa contribution.
Valoriser quelqu’un ne diminue en rien notre propre valeur. Au contraire. Lorsque nous félicitons une personne, lorsque nous soulignons son bon coup ou lorsque nous l’encourageons à continuer, nous contribuons à créer un environnement où les gens ont envie de donner le meilleur d’eux-mêmes. OCTOBRE2026
Et imaginez maintenant l’effet si nous étions plusieurs à le faire.
Parce que la bienveillance est contagieuse.
Une personne qui se sent appréciée aura peut-être envie, à son tour, de reconnaître le travail d’une autre. Un geste d’encouragement peut en provoquer un deuxième, puis un troisième. Tranquillement, presque sans nous en rendre compte, nous changeons notre façon de vivre ensemble.
C’est ainsi qu’une communauté devient plus forte.
Nous n’avons pas besoin d’accomplir de grandes choses pour contribuer au bien-être collectif. Nous pouvons commencer dans notre famille, au travail, avec nos voisins, nos amis, nos bénévoles et toutes ces personnes que nous croisons au quotidien.
Prenons le temps de dire merci.
Soulignons une réussite.
Félicitons quelqu’un qui a osé.
Encourageons celui ou celle qui essaie.
Disons aux gens que nous apprécions ce qu’ils apportent dans notre vie ou dans notre communauté.
Nous ne savons jamais à quel point quelques mots peuvent arriver au bon moment.
Nous avons tous, collectivement, le pouvoir d’apporter du bon et du beau autour de nous. Pas en ignorant ce qui doit être amélioré, mais simplement en choisissant de donner autant d’attention à ce qui mérite d’être célébré.
Parce qu’au fond, notre milieu est un grand jardin dont nous sommes tous un peu responsables.
Et si nous voulons le voir fleurir, peut-être faut-il commencer par choisir ce que nous décidons d’arroser.
Alors, arrosons les fleurs, pas les mauvaises herbes.